La Vie de SOEREN KIERKEGAARD

Publié le par docgyne

 


Soren Kierkegaard ( 05 05 1813 – 11 11 1855 )

 

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Philosophe Danois né à Copenhague en 1813

Son nom vient de l’association de 2 mots : Kierke  temple et Gaard : ferme ; son père Michael pris le nom de la ferme dont il avait la charge de métayage ( la ferme du temple ) ;

Le poids de la famille est considérable et mystérieux ; Soren est issu d’une famille de 7 enfants dont il est le plus jeune ; il règne un esprit protestant austère ;  cette éducation religieuse se déroule sur un fond de drame obscure ; le père métayer, dans une grande misère se serait tourner vers Dieu pour le maudire et blasphémer ; suite à un second mariage, le père aurait fait fortune dans le commerce de la bonneterie ; mais une mortalité inquiétante frappe  les 2 épouses du père et successivement les 3 frères et les 2 sœurs de Soren ; de tels évènements sont interprétés comme le fruit d’une malédiction ; d’où l’idée d’une culpabilité du père ; le blasphème ? ou un autre pêché inconnu : un enfant naturel ?

 

La vie de Soren Kierkegaard suit le découpage en trois phases qui correspondent à son découpage philosophique des 3 stades de l’existence  : esthétique, morale, et religieuse.

 
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La phase esthétique :

 

Elle correspond à la jeunesse de Soren Kierkegaard ; après des études élitistes et solitaires d’une grande tristesse au collège, il entre à l’université de Copenhague pour faire des études de théologie ; la vie intellectuelle est très riche sur le domaine politique et intellectuel ;

En 1835, Soren a la révélation de la faute paternel qui fait office de « grand tremblement de terre » et il est frappé de mélancolie ; convaincu que sa vie ne dépassera pas l’âge du christ ( 33 ans ), il mène une vie d’esthète et de dandy entretenu par son père jusqu’à sa mort en 1838; habitué des théâtres , des cercles, des cafés ; il mène une vie dissipée de dilettante, promeneur infatigable ; ses apparitions à la faculté de théologie sont de plus en plus rares et se dispense de passer ses examens ;  cette dissipation cache une certaine forme de conflit intérieur « mort et enfer, je peux faire abstraction de tout mais pas de moi-même ; je ne peux même pas m’oublier moi-même quand je dors » ;

 

La phase morale 

 

Après cette phase d’esthète, Soren reprend plus sérieusement ses cours à la faculté de théologie ;

La pensée des intellectuels est alors largement influencée par les idées rationalistes du siècle des lumières ; certains auteurs comme HEGEL ou SCHELLING commencent à avoir du succès ; mais l’église luthérienne danoise essaie de concilier l’apport du siècle des lumières et le contenu du message chrétien en particulier ce goût pour l’infini et l’inconditionnel divin développé par SCHLEIMACHER et son élève MARTENSEN;

Soren choisit Martensen comme répétiteur ; dans certains thèmes, des oppositions apparaissent en particulier sur «  la théorie du choix de la grâce » ; pour Soren l’homme est totalement libre et responsable ; dans un premier temps on reçoit activement la vie, puis secondairement le destin de vivre devient un choix ;

 

En mai 1837, il fait la rencontre de Régine Olsen avec qui il se fiance en 1840 ; 2 mois après il rompt avec  elle  de peur de l’entraîner dans son propre

Le 08 août 1838 son père meurt lui laissant sa fortune qu’il continue de dilapider ;

 

Les fiançailles rompues avec REGINE OLSEN

 

En 1837 K. rencontre Régine Olsen  alors qu’elle avait 14 ans et demie ;

Il en tombe passionnément amoureux instantanément  lors d’un dîner chez des amis communs ;

En 1840 il se fiance avec la jeune fille mais il rompt brutalement les fiançailles 1 an plus tard malgré un attachement extrême ;

Cette rupture va marquer considérablement son œuvre pendant des années ;

Les raisons sont obscures ; leur union aurait été incompatible avec son caractère mélancolique et avec sa vocation philosophique ; elle aurait empêcher de s’engager avec autrui ; il fait le choix de l’éternel au détriment du temporel ; dés lors Kierkegaard s’efforce de paraître à Régine Olsen comme un vulgaire séducteur, un imposteur incapable de s’engager dans une liaison durable ; le journal du séducteur aurait été écrit « à cause d’elle, pour la dégoûter » ;

Dans coupable … non coupable il édite la lettre de rupture à Régine Olsen ;

 il est vraisemblable qu’il était atteint d’une psychose maniaco-dépressive ou syndrome bipolaire non étiquetée à cette époque ; son esprit combinait à la fois une hyperactivité mentale et une profonde mélancolie ; son refus d’engagement est remplacé par une quête d’absolu que seul la foi qu’il connut secondairement aurait pu concilier «  si j’avais eu la foi, je n’aurais pas quitter Régine ».

Régine se mariera avec Frédéric Schlegel et mourra à l’âge de 81 ans ;

Kierkegaard consacrera une grande partie de son œuvre au commentaire de ses fiançailles rompues en donnant à cet amour un caractère sublime

 

En 1841, il abandonne également son projet de devenir pasteur luthérien et part pour Berlin ;

Il se consacre alors à l’écriture

Soren Kierkegaard  écrit sa thèse de doctorat sur «  le concept d’ironie constamment rapportée à Socrate »

il pose en principe l’ironie et l’humour ; la dérision ironique peut générer une force intérieure propre à développer un certain recul par rapport aux  différents éléments de la vie voire à l’existence elle même ; » la négativité ironique consiste dans l’affirmation de la vanité du concret, du moral » ; l’humour cache une tristesse, une souffrance intérieure.

 

Il revient à Copenhague où il vit de la fortune de son père ;il écrit son premier chef d’œuvre ou bien…ou bien  qui paraît en 1843 sous le pseudonyme de Victor Eremita;

Il produit ensuit de nombreux écrits philosophiques la plupart signés d’un pseudonyme différent ( Hilarius, le Relieur, Frater Taciturnus,Johannes Climacus  … ):

Le concept d’angoisse 1844

Stades sur le chemin de la vie 1845

Post scriptum définitif et non-scientifique aux miettes philosophiques 1846

Il ne reconnaît être l’auteur de ces différents ouvrages qu’en 1846 dans l’appendice au post-scriptum ; Ce procédé lui permet de saisir des postures philosophiques différentes en gardant une cohérence «  je suis en représentation d’un bout à l’autre de ma vie ».

 

La phase satirique

 

En 1846 Soren Kierkegaard s’attire la dérision de la societe et en particulier du journal « le corsaire » où il subit des attaques  grossières et caricaturales ; un Dandy Ludwig Möller ne lui pardonne pas son refus de collaboration à l’annuaire d’esthétique et lui reproche d’avoir mis sur la place publique sa relation amoureuse ; « chaque garçon boucher se croit en droit de me tourner en dérision sur le conseil du Corsaire, les jeunes étudiants grimacent et rient sous cape, joyeux de voir rabaisser quelqu’un de supérieur » ;

Ce climat le conduit à quitter Copenhague pour Berlin en mai 1846.


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La phase religieuse

 

En 1847, de retour à Copenhague, kierkegaard est plus seul que jamais,

Il écrit en 1847 : «  la pureté du cœur » «  vie et règne de l’Amour » ;

Il s’oriente vers un mysticisme religieux fortement teinté de souffrance et désolation ;

Il ne se reconnaît pas dans le luthéranisme Danois un peu trop institutionnel et aimerait imposer sa propre vision religieuse plus profonde, plus absolue.

En 1854 , Jacob Peter Mynster, évêque de Sjaeland, décède, et Kierkegaard engage une polémique avec l’église officielle ; il refuse que cet évêque soit considéré comme un guide spirituel mais plutôt comme un homme « épris de jouissance et grand seulement comme déclamateur » ; Kierkegaard dénonce le corruption du clergé en publiant un opuscule périodique à compte d’auteur «  l’instant ». cette lutte conte les «  prêtres fonctionnaires » sera son dernier combat.

En 1855 Régine Olsen et son époux SCHLEGEL nommé gouverneur des Antilles danoises quitte le Danemark ;

Kierkegaard souffre beaucoup de ce départ et en octobre 1855 il est victime d’un malaise et s’effondre dans la rue ; il mourra quelques jours plus tard à l’âge de 42 ans

 

LES PRINCIPALES ŒUVRES

 

L’alternative  1843

La répétition  1843

Crainte et tremblement 1843

Miettes philosophiques 1844

Le concept de l’angoisse 1844

Post scriptum définitif et non scientifique aux miettes philosophiques 1846

La maladie mortelle 1849 ( traité du désespoir )

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